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[Aps 15/4/08] DAKAR
(Sénégal) - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika,
a prononcé, mardi à Dakar (Sénégal), un discours à l’occasion de la réunion
au sommet du comité ad hoc de l’Union africaine (UA) chargé du suivi du
processus d’intégration du NEPAD au sein des processus et structures de l’UA, dont voici le texte intégral : Messieurs
les chefs d’Etat et de gouvernement, Monsieur
le président de l’Union africaine, Monsieur
le président de la Commission de l’Union africaine, Mesdames
et Messieurs, Cette
réunion nous donne l’opportunité de réfléchir ensemble sur le rôle dans le
futur du NEPAD en tant qu’instrument du développement du continent. Le
processus d’intégration du NEPAD dans l’Union africaine, décidée lors du
Sommet d’Alger de mars 2007, entre maintenant dans la phase de sa mise en
oeuvre effective. Notre Comité ad hoc a justement pour mission de suivre le
déroulement de ce processus jusqu’à son achèvement. L’intégration
du NEPAD aux processus et aux structures de l’Union africaine répond à la
volonté, affirmée au moment de la mise en place de la nouvelle architecture
institutionnelle africaine, de favoriser l’harmonisation des efforts de
rationaliser les moyens, de promouvoir la cohérence des objectifs et de
garantir la cohésion des actions. La
démarche suivie dans le lancement et la mise en oeuvre du NEPAD a permis à
l’Afrique d’agir rapidement et collectivement d’une manière volontariste et
coordonnée sur le front des exigences du développement, de répondre à la
nécessité de mettre en place un instrument continental qui puisse impulser,
conduire, coordonner et suivre les dynamiques de développement sur notre
continent. Le Sommet
d’Alger de mars 2007 nous a permis d’arrêter une série de treize mesures
basées sur l’expérience acquise à travers les efforts consentis
individuellement et collectivement dans la mise en oeuvre du NEPAD. Elles
préconisent en particulier la mise en place d’une autorité africaine de
planification et de coordination du développement et la dynamisation des
instances politiques du NEPAD et de leur rôle dans la mobilisation africaine
et internationale autour des priorités du développement du continent. La configuration
définitive de cette nouvelle autorité sera articulée et approuvée après
l’étude détaillée que l’Unité de Coordination conjointe Commission de l’Union
Africaine/NEPAD doit engager incessamment, car il s’agit de combler un vide
institutionnel qui nuit à la concrétisation des nombreux projets de
développement régionaux et sous-régionaux arrivés à maturation et devenus
économiquement viables et bancables. Elle dotera notre continent d’un
instrument de suivi et d’évaluation dans les secteurs les plus déterminants
dans le processus de développement et d’intégration économique du continent,
tels que les infrastructures, l’agriculture, les investissements privés, les
TIC et les sciences et la technologie, ainsi que le développement industriel. Les
bénéfices attendus de l’autorité résident dans la globalisation et la
cohérence de sa prise en charge des secteurs clés et des principaux leviers
du développement en Afrique, dans sa fonction, à la fois, d’interprète
habilité de l’Afrique et d’interlocuteur unique et crédible des Etats
africains et des partenaires au développement, et aussi dans sa capacité à
analyser et à proposer des projections valorisantes des investissements faits
et des projets à réaliser. Quant
aux instances politiques du NEPAD, leur rôle reste d’une importance vitale
dans la création de l’environnement africain et international favorable aux
préoccupations de développement du continent et dans la mobilisation
internationale autour de ses priorités économiques. L’association, à travers
l’introduction de la règle de la rotation, de l’ensemble des pays membres de
l’Union africaine à cet effort collectif, ne manquera pas de donner un
nouveau souffle à l’action collective menée par les instances du NEPAD. J’ai volontairement omis de relever les insuffisances
que nous avons constatées dans la mise en oeuvre du NEPAD durant les quelques
brèves années de son existence. Il a eu néanmoins le mérite de remettre
l’Afrique et ses préoccupations à l’ordre du jour de la communauté
internationale. Essayons donc de renforcer son rôle par une intégration
rationnelle et judicieuse dans les structures de l’Union africaine". |
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[Aps |
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