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[Aps 19/3/08] ALGER- Le
Conseil de Gouvernement a tenu une réunion mardi sous la présidence du chef
du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, à l'issue de
laquelle il a rendu public le communiqué suivant : "Le Conseil de Gouvernement s'est
réuni le mardi 10 Rabi-Al-Aoual 1429, correspondant
au 18 mars 2008, sous la présidence de Abdelaziz Belkhadem,
chef du gouvernement. Etabli sur la base d'un diagnostic
exhaustif de la situation prévalant en la matière, le dossier présenté fait
notamment ressortir que la promotion de l'emploi constitue un défi important
que le gouvernement s'emploie à relever. Depuis 1990, on peut distinguer deux
périodes en matière d'emploi : · La période 1990-1999, caractérisée par une
dette extérieure excessive et un taux de chômage élevé de 29,3%, aggravé par
une perte de plus de 400.000 emplois et une croissance économique négative
dominée par un fort désinvestissement, · La période 2000-2007, dominée, notamment,
par une forte diminution de la dette extérieure, un retour à
l'investissement, une relance de l'économie avec, pour corollaire, une baisse
continue du taux de chômage, estimé, à fin 2007, à 11,8%. La problématique de la promotion de
l'emploi constitue un axe stratégique du programme du président de la
République qui fixe parmi ses objectifs, celui portant sur la création de
près de 2 millions d'emplois entre 2005 et 2009, dont un million d'emplois
permanents. A fin 2007, dans le cadre de la concrétisation de cet objectif,
1.230.000 emplois ont été créés dont 763.000 permanents. Cet effort se poursuit pour satisfaire les
besoins en emplois qui sont importants. En effet, à la fin 2007, l'ANEM enregistrait 887.097 demandes dont 137.419 émanant
de diplômés. Il faut préciser que 57,66 % des demandeurs d'emploi avaient
moins de 30 ans et que la demande féminine, en constante augmentation,
représentait 21,24% de la demande totale enregistrée. La stratégie proposée en matière de
promotion de l'emploi et de lutte contre le chômage se décline en plusieurs
objectifs portant, notamment sur: · La mise en oeuvre d'une approche économique
de lutte contre le chômage et le développement de l'esprit d'entreprenariat,
à l'effet de promouvoir les investissements productifs créateurs de richesses
et d'emplois, · L'adaptation des profils de formation aux
besoins du marché du travail et la promotion d'une main-d'oeuvre qualifiée, à
travers, d'une part, la préparation des primo-demandeurs
à l'entrée dans la vie active par le biais de la formation professionnelle
et, d'autre part, le recyclage des personnes ayant perdu leur emploi en vue
de leur réinsertion, · L'amélioration et la consolidation de
l'intermédiation sur le marché du travail, · La modernisation des mécanismes
d'encadrement, de suivi, de contrôle et d'évaluation de la stratégie de
promotion de l'emploi, · La poursuite de la concrétisation du
programme de 2 millions d'emplois décidé dans le programme présidentiel, · La baisse du taux de chômage à moins de 10%
en 2009 et à moins de 9% en 2015. Quant au plan d'action proposé pour
traduire dans les faits les efforts de promotion de l'emploi, il s'appuie
plus particulièrement sur la création, selon une approche économique, d'un
nouveau dispositif d'emploi intitulé "Dispositif d'Aide à l'Insertion
Professionnelle (DAIP)", composé de 3 types de contrats d'insertion: · Le Contrat d'Insertion des Diplômés (CID),
dont l'objectif est de faire passer le taux annuel de recrutement durable de
12% à 33%. A ce titre, les jeunes diplômés bénéficieront de la priorité au
recrutement, · Le contrat d'insertion professionnelle
(CIP), destiné aux jeunes primo-demandeurs
d'emplois sortant du cycle secondaire de l'éducation nationale, des centres
de formation professionnelle ou ayant suivi un stage d'apprentissage et dont
le nombre est évalué à 797.000 personnes, soit 64 % du total des chômeurs, · Le contrat formation/insertion (CFI)
destiné aux demandeurs d'emploi sans formation ni qualification et dont le
nombre est évalué à environ 278.000, soit 22 % des chômeurs. Il est à préciser que les dispositifs
actuels d'emplois (CPE - ESIL - IAIG - TUP HIMO) seront recentrés dans un
cadre de solidarité nationale et de lutte contre la pauvreté. Une enveloppe
de plus de 21 milliards de DA leur est consacrée pour l'année 2008. Enfin, la stratégie annoncée s'appuiera sur
une organisation rénovée des structures et services en charge de sa mise en
oeuvre. Un contrôle et un suivi rigoureux de son exécution seront assurés à
l'effet de procéder, à chaque fois que nécessaire, aux correctifs qui
s'imposeraient à la lumière des exigences de la mise en oeuvre pratique de
ces actions. Il est à noter que la mise en oeuvre du
DAIP exige pour l'année 2008, une enveloppe financière estimée à près de 43
milliards de DA. 2. Le
Conseil de Gouvernement a, par la suite, examiné et adopté deux décrets
exécutifs portant application de certaines dispositions de la loi du 4 Août
2005, relative à l'eau, présentés par le ministre des Ressources en eau. · le premier décret exécutif précise les
modalités d'octroi de l'autorisation d'utilisation des ressources en eau. Il permet de réglementer l'accès à la
ressource en eau pour toute personne physique ou morale, en vue d'un usage
domestique, industriel ou agricole, au moyen de la réalisation et
l'exploitation de tout ouvrage ou installation de prélèvement d'eau souterraine
ou superficielle (puits, forages, sources, petits ouvrages de prise ou de
stockage). Il définit les éléments de la demande
d'autorisation, les conditions d'instruction du dossier technique
accompagnant cette demande ainsi que la nature et le contenu de l'acte
d'autorisation. Il fixe aussi les règles permettant d'encadrer la conformité
des ouvrages et installations réalisés par rapport à l'acte d'autorisation
ainsi que les cas de révocation dudit acte, autres que ceux prévus par la
loi. · le deuxième décret exécutif définit les
conditions d'approvisionnement en eau destinée à la consommation humaine. Ce texte réglemente l'accès à l'activité de
fourniture d'eau potable, à titre onéreux, pour toute personnes physique ou
morale de droit public ou privé en vue d'assurer un approvisionnement en eau,
soit dans les localités dépourvues de réseaux publics d'alimentation en eau
potable, soit en cas de restriction conjoncturelle dans la distribution
publique, pour des raisons diverses comme l'entretien des installations. Outre,
les éléments de la demande d'autorisation, les conditions d'instruction du
dossier, la nature et le contenu de l'acte d'autorisation ainsi que les cas
de révocation de cette autorisation, le texte précise les spécifications
techniques et les règles d'exploitation auxquelles doivent répondre les
moyens de transport utilisés pour la fourniture d'eau et ce, en vue d'assurer
les conditions rigoureuses d'hygiène appropriées et d'une façon générale la
prévention des risques de maladies à transmission hydrique. |
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